les droseras

les droseras
C'est une famille regroupant de nombreuses espèces (plus de 130) très diverses.
Ces plantes possèdent toutes des "poils" ou "tentacules" mobiles dont l'extrémité est recouverte d'une sorte de glu (le mucilage).
Les fleurs sont éphémères, mais chaque hampe florale en porte plusieurs.

Il est constitué par de nombreuses gouttelettes de glu situées à l'extrémité de poils mobiles recouvrant en partie ou en totalité la plante.
Les insectes, attirés par les reflets des gouttelettes (ce qui explique le nom de la plante qui signifie "couvert de rosée") et les couleurs souvent vives, croient venir se désaltérer et se retrouvent englués. En essayant de se libérer, ils vont s'engluer de plus en plus pendant que les poils alentours, tels des tentacules, vont lentement se pencher vers la proie pour augmenter encore l'emprise. Il arrive que la feuille elle-même se recourbe sur la proie, comme sur la photo ci-contre.
Une fois la digestion terminée les " restes " seront lavées par la pluie.
Il faut éviter de pulvériser fréquemment ces plantes car cela aura pour effet de diluer, de "rincer" la glu.

Drosera capensis
Peut-être la plante carnivore la plus facile de toutes.
C'est une plante idéale pour les néophytes tant elle est tolérante. Vous pouvez la cultiver en intérieur mais elle préfère le soleil qui colorera ses tentacules en rouge vif. Elle fleurit régulièrement et donne une multitude de graines germant très facilement. Elle est très prolifique, même sans expérience particulière pour les semis.
Il en existe plusieurs formes, dont l'une très répandue : drosera capensis " alba " (ou " forme verte ") dont la particularité est d'être entièrement verte.
Un repos hivernal (c'est à dire une baisse des températures) lui est bénéfique, mais elle peut sans problème être maintenue au chaud toute l'année. Elle peut subir de légères gelées à condition que les racines ne gèlent pas : la partie aérienne va disparaître mais la plante repartira à partir de ses racines.

Drosera aliciae
Autre drosera très connue, elle se présente sous la forme d'une petite rosette de feuilles de 4-5 cm, intensément rouge lorsque la lumière est suffisante.
Elle aussi facile de culture, elle est peut-être légèrement plus sensible que Drosera capensis. Elle fleurit moins régulièrement, et lorsque cela arrive la croissance de la plante est un peu ralentie le temps de la floraison.
Le repos hivernal n'est pas non plus obligatoire, mais il favorise la floraison.


Drosera binata
La particularité de cette drosera est d'avoir des feuilles fourchues. Il en existe plusieurs variétés selon le nombre de divisions (var. dichotoma, var. multifida). C'est une plante assez grande qui peut avoir des feuilles de 25 cm de long et de robustes racines: un grand et profond pot est ici très recommandé (18 cm au moins). D'aspect frêle, plusieurs plantes par pot auront meilleure allure qu'une seule.
Elle est relativement facile de culture, apprécie le plein soleil et un repos hivernal hors gel est conseillé, durant lequel les feuilles disparaissent.


Drosera adelae
Plante répandue assez largement, pourtant de culture relativement complexe car elle demande des conditions peu faciles à reproduire.
Il lui faut impérativement une très grande humidité atmosphérique et une chaleur constante (minimum 18°C) tout au long de l'année.
Elle ne supporte pas le soleil direct qui la fait dépérir très rapidement.
Sa floraison est aléatoire, et se présente sous la forme d'une multitude de minuscules fleurs rouges en forme d'étoiles. Mais ces fleurs ne produisent pas de graines, elle se reproduit spontanément à partir de ses racines, ou encore par bouture de feuilles.
C'est une plante idéale pour le terrarium tant il est délicat de la cultiver d'une autre manière.






# Posté le lundi 27 août 2007 03:23

le choix des plantes (dionée)

le choix des plantes (dionée)

La plus célèbre des plantes carnivores !

Elle est parfois nommée attrape-mouche, gobe-mouche de Vénus, ou encore Venus flytrap en anglais. Son mouvement de fermeture rapide et impressionant en fait une plante réellement fascinante.
La dionée vit à l'état naturel en Caroline du Nord et Caroline du Sud (Etats-unis).



Le piège est constitué par les deux lobes de la feuille transformée qui vont se refermer en un mouvement très rapide. C'est un piège dit "actif" dont le mouvement est l'un des plus étonnant du règne végétal.

La fermeture est déclenchée par des poils sensitifs (6 en général) situées sur les faces internes. Dès qu'un insecte touche un des poils le mécanisme est déclenché mais le piège ne se referme pas encore, cela va nécessiter un second contact (du même ou de différents) dans un laps de temps relativement court, la plante se prémunissant ainsi contre des efforts inutiles (dûs par exemple à la chute d'une feuille morte).


La dionée va prendre une autre précaution : elle s'assure que sa proie est bien comestible avant de commencer sa "digestion". La fermeture du piège s'effectue donc en deux temps : après le premier mouvement très rapide les cils situés en bordure vont retenir l'insecte le temps de la vérification (photo 2) ; s'il s'avère que la proie n'est en fait qu'une brindille le piège va se rouvrir, sinon il va se fermer hermétiquement et les cils vont s'écarter (photo 3).



Le piège se rouvrira ensuite au bout de quelques jours, ne laissant que le squelette de l'insecte.
Il faut savoir que chaque piège, de par sa nature même, ne peut effectuer que quelques fermetures/ouvertures dans sa vie (3 en général). C'est pourquoi il faut éviter de provoquer artificiellement le mécanisme.

La vitesse de fermeture du piège est fortement influencée par la température ambiante : si celle-ci est trop basse le mouvement sera très lent, ou même ne se déclenchera pas du tout.

C'est une fantastique plante, sans doute l'une des plus spectaculaire parmi les plantes carnivores. Et par chance, elle est relativement simple à cultiver dès que l'on respecte quelques règles essentielles.

Il faut la placer dans le mélange classique 2/3 tourbe et 1/3 sable, arrosage lui aussi classique (soucoupe sous le pot ou réserve d'eau). C'est une plante qui a besoin d'un maximum de lumière, le plein soleil lui convient très bien et favorisera une coloration intense de l'intérieur des pièges.
Elle a besoin d'un repos hivernal d'au moins trois mois en dessous de 10°C, il faut toutefois éviter de l'exposer au gel. Si ce repos n'est pas respecté la plante va continuer à pousser mais va peu à peu s'affaiblir et sera de moins en moins vigoureuse au fil du temps et mourra probablement. Lors de ce repos l'arrosage doit être réduit de manière à maintenir à peine humide, mais surtout pas détrempé sous peine de voir apparaître des moisissures. Pendant cette période la croissance de la dionée sera fortement ralentie (voire stoppée).

De façon régulière, les anciens pièges noircissent et se décomposent pendant que de nouveaux sont en préparation: c'est un processus normal de régénération qui ne doit inquiéter que si le noircissement atteint la majorité de la plante ou bien que la croissance est stoppée (plus de nouvelles feuilles en préparation). Dans ce cas il faut suspecter une mauvaise qualité du substrat qui provoque un pourrissement du rhizome (partie souterraine de la plante). Il faut alors rempoter au plus vite dans un milieu sain après avoir fait tremper quelques minutes la plante dans un fongicide efficace, mais malheureusement lorsque les symptomes apparaissent il est souvent trop tard...

Les parties mortes peuvent être retirées avec un outil tranchant (ciseau, cutter...) en évitant au maximum de toucher aux parties vivantes.


Plusieurs dionées (la plupart sont assez jeunes) regroupées dans un bac à réserve d'eau.


Si vous ne souhaitez pas de graines, il est généralement conseillé de ne pas laisser fleurir les dionées : les fleurs sont assez banales et affaiblissent considérablement la plante.
Si votre plante est fragilisée alors dès que la hampe florale apparaît (c'est une tige poussant verticalement, cf photo ci-dessous) n'hésitez pas à la tailler.
Certains préfèrent laisser fleurir une ou deux fleurs (pas plus) avant de tailler, ce qui laisse croire à la plante que son cycle de floraison s'est correctement déroulé, et évite la production de nouvelles hampes dans la même saison.

Lors de la floraison des dionées, il se produit parfois un évènement inattendu et surprenant: des feuilles-pièges se développent sur la hampe florale, de façon aérienne, sans aucun contact avec le sol.
Cependant, même si cela en a tout l'air, il ne s'agit pas véritablement d'une dionée indépendante (elle n'a pas de racines par exemple).
Ce phénomène est souvent qualifié à tort d'apomixie, il s'agit en réalité de "pseudo-viviparité". Le terme apomixie désigne la production de graines sans fécondation, or ici il n'y a pas production de graines mais remplacement des parties florales par des feuilles.

Quoi qu'il en soit, lorsqu'elle a atteint une taille suffisante, il est possible de détacher cette pseudo-plantule afin de la replanter.
Les causes de ce phénomène assez rare ne sont pas clairement établies, il semblerait toutefois que cela provienne d'un stress pendant le développement de la hampe florale et des boutons, par exemple des écarts de températures importants sur de courtes périodes.


Photo de gauche: plantule sur une des hampes florales, la seconde est normale.
Photo de droite: les feuilles se trouvent là où devraient être les boutons

Quelques questions assez fréquentes...
Les pièges de ma dionée noircissent...

Il arrive régulièrement que les anciens pièges noircissent et se décomposent pendant que de nouveaux sont en préparation: c'est un processus normal de régénération qui ne doit inquiéter que si le noircissement atteint la majorité de la plante ou bien que la croissance est stoppée (plus de nouvelles feuilles en préparation). Dans ce cas il faut suspecter une mauvaise qualité du substrat qui provoque un pourrissement du rhizome (partie souterraine de la plante). Il faut alors rempoter au plus vite après avoir fait tremper quelques minutes la plante dans un fongicide efficace.
Ma dionée est vert pâle, aplatie sur le sol, alors que j'ai vu des photos de plantes rouges et dressées vers le ciel..

C'est tout à fait caractéristique d'un manque de lumière: la dionée à besoin d'un maximum de lumière, le plein soleil est idéal.
Vous avez une dionée de forme "prostrée" dont la particularité est d'avoir les feuilles plaquées au sol toute l'année.

Malgré mes sollicitations, le piège refuse de se fermer...

C'est un piège en fin de vie, qui s'est déjà fermé et ré-ouvert plusieurs fois.
Il fait trop froid, ou bien la plante est encore dans sa période de repos.

La face intérieure des pièges ne se colore pas ou peu...

Cette coloration semble dépendre de nombreux facteurs, sans pourtant qu'aucun ne semble être déterminant. Il est donc assez difficile de donner la "recette miracle" pour des pièges écarlates. Quelques pistes tout de même:

- la génétique: elle joue un rôle certain: selon les variétés la coloration rouge grenat peut atteindre l'ensemble de la plante (cas des cultivars "Akai Ryu" ou "Red Dragon" par exemple), ou bien être totalement absente.
- la lumière: comme pour toutes les plantes, une lumière intense favorise la pigmentation
- le milieu et les conditions de culture: ainsi des dionées issues par division d'une même plante mère peuvent avoir une croissance et un aspect fort différent suivant le substrat et les conditions de culture.
- la période de l'année: en règle générale on observe la plus forte coloration des dionées au début de l'automne, lorsque la température (en particulier nocturne) commence à chuter. Faut-il y voir une réaction aux longues périodes d'ensoleillement passées ou une influence directe de la température ? Probablement tout cela mêlé...



[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 27 août 2007 03:20

Ou trouver ces plantes

Ou trouver ces plantes
Le matériel Trouver les plantes Le choix L'emplacement L'entretien La multiplication Livres Photos Divers


Plusieurs possibilités:

Les jardineries et les fleuristes

Les pépiniéristes spécialisés

La vente "en ligne"

Autres


Préambule: Le meilleur moment pour acquérir de nouvelles plantes
Il est préférable d'acquérir de nouvelles plantes au moment où la croissance reprend, c'est à dire au printemps, pour que la modification des conditions de culture ne les affecte pas trop.
En effet un quelconque changement, si minime soit-il, est souvent vécu par les végétaux comme un véritable traumatisme: dans leur milieu naturel ils ne sont jamais déplacés !
En choisissant le printemps, nous laissons à la plante le temps de correctement s'habituer et de reprendre de la vigueur avant que n'arrive l'hiver, souvent synonyme de période de repos, et qui est parfois une saison délicate à passer pour des plantes affaiblies.

Dans le cas d'achat par correspondance évitez absolument les périodes qui présentent un risque de gel, mais aussi les périodes de grande chaleur.

Pour ces raisons il est déconseillé d'acquérir de nouvelles plantes après le mois de septembre, et ce jusqu'en mars. La période la plus sûre s'étend de la fin de l'hiver au début de l'été.

Achat de plantes ou achat de graines ?
En règle générale, il est préférable d'acquérir des plantes adultes en pot.
Les graines sont souvent tentantes, d'autant plus que le prix d'achat est moindre, mais le semis est souvent délicat et à réserver de préférence à ceux qui connaissent déjà les conditions de culture de la plante adulte.
Toutefois certaines Droseras sont très faciles à obtenir à partir de graines et vous pourrez sans trop de problèmes obtenir de nombreux pieds avec par exemple Drosera capensis ou Drosera binata.

Certains vendeurs proposent parfois des plantes "racines nues", c'est à dire vendues sans substrat, enveloppées dans de la sphaigne ou un tissu humide.
C'est une méthode qui réduit les coûts d'expédition mais qui peut s'avérer plus risquée, d'une part à cause des aléas liés à l'envoi (prolongement des délais, conditions climatiques exceptionnelles...) et d'autre part car la reprise lors du rempotage est souvent plus difficile.

Il me semble important de préciser ici que je vis en France, et que ce site est principalement basé sur mon expérience personnelle. Par conséquent les informations de cette page auront trait pour l'essentiel à la façon de se procurer des plantes carnivores en France métropolitaine.

Pour les autres internautes: je vous invite à visiter l'annuaire de liens pour vérifier l'existence d'un producteur près de chez vous.





C'est là où il est le plus facile de se procurer les plantes carnivores "courantes".
Les jardineries proposent fréquemment des dionées, sarracenias, etc... pour moins de 6 euros.
Les fleuristes traditionnels en ont aussi quelques fois. L'avantage évident est la facilité pour trouver ces plantes, les jardineries étant nombreuses, mais aussi le faible coût.
C'est la méthode idéale pour commencer.

Cependant il faut savoir qu'il peut y avoir un certain nombre d'inconvénients à acheter dans ces lieux là.
Tout d'abord les plantes sont souvent mal étiquetées: il arrive que des clients curieux enlèvent l'étiquette du pot pour l'examiner et ne la replantent pas forcément au bon endroit ! Plus grave encore: parfois les plantes sont aussi mal étiquetées "d'origine", soit par des vendeurs peu attentifs soit par des producteurs peu scrupuleux.
Ces erreurs sont parfois flagrantes même pour le novice, mais il y a des inexactitudes plus subtiles et tout aussi gênantes lorsque l'on veut en savoir un peu plus...
Ensuite, et surtout, il est bon de savoir que ces plantes à faible coût proviennent pour la plupart de cultures intensives (reproduction in-vitro, utilisation d'engrais...) ce qui a pour effet de "booster" les plantes, mais dès que celles-ci se retrouvent dans des conditions normales elles s'affaiblissent rapidement..
Pour finir, les personnes travaillant dans ces jardineries sont malheureusement rarement informées des particularités de ces plantes, et les arrosent en toute insouciance à l'eau du robinet tout en les laissant ensuite se dessécher au soleil... Donc moins de temps les plantes resteront dans la jardinerie et plus de chance vous aurez de la conserver.

N'hésitez pas acheter des plantes dans les jardineries, en gardant toutefois à l'esprit qu'il vaut mieux acheter une plante un peu plus chère et en bonne santé qu'une plante bon marché mais en mauvais état...
Et prenez garde aux étiquettes !





Ici nous avons l'assurance de plantes de qualité, parfaitement identifiées et en pleine santé. Le seul problème, c'est que ces producteurs pépiniéristes ne sont pas nombreux en France, et peu sont véritablement spécialisés dans les plantes carnivores.

Marcel Lecoufle : Grand spécialiste des orchidées, il s'est aussi intéressé aux plantes carnivores et sa pépinière possède quelques espèces.

Établissements Marcel Lecoufle
5 rue de Paris
94470 Boissy Saint-Leger (France)
Tel.01 45 95 25 25 Fax 01 45 98 34 19
Pas de site internet à ma connaissance.

Nature et Paysages (Jean-Jacques Labat) : le producteur français de référence. Sa collection est classée "Collection Nationale". Il dispose d'un nombre impressionnant d'espèces et variétés disponibles à la vente, y compris des espèces rarissimes.
Si vous fréquentez les "Foires aux plantes" ou autres expositions florales, vous aurez peut-être l'occasion de le rencontrer, il y est souvent présent.

Jean-Jacques Labat est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la culture des plantes carnivores



NATURE et PAYSAGES
32360 Peyrusse-Massas (France)
Tel 05 62 65 52 48 - Fax 05 62 65 50 44
Site internet: http://www.natureetpaysages.com

Karnivores (Alain Kern) : Producteur basé dans le Haut-Rhin, près de Colmar. Choix intéressant d'espèces et plantes de qualité. La boutique propose aussi des graines, kits, matériels de culture et substrats.



KARNIVORES
1 Mittlerer Erlen Weg
68000 Colmar (France)
Tél. 06 10 01 18 62
Site internet: http://www.karnivores.com

ASBL Cedevit : Centre de développement de l'in-vitro basé à Liège (Belgique). De nombreuses plantes disponibles dont quelques carnivores et la possibilité de faire des échanges.

CEDEVIT - Université de Liège
Institut de Botanique (B22)
Boulevard du Rectorat,27
Sart-Tilman
B - 4000 Liège Belgium
Site internet: http://www.ulg.ac.be/cedevit/

JB Carnivores : Producteur de plantes carnivores (près de Mulhouse, Haut-Rhin) spécialiste des nepenthes, dionées et sarracenias. Vente en ligne uniquement.

Site internet: http://www.jbcarnivores.com

Vert de Terre (Jean-Marie Baumann): Producteur isérois de plantes carnivores. Vente sur les foires et marchés aux plantes, et sur place uniquement sur rendez-vous.

VERT DE TERRE
Le village
38460 Dizimieu (France)
Tél: 04-74-90-95-75



Autres : Il y a de nombreux producteurs dans de nombreux pays, mais commander un végétal à l'étranger peut parfois poser certains problème (durée et coût de l'envoi en international, douane et formalités administratives pour certaines plantes protégées...) c'est pourquoi ce point là ne sera pas abordé en détail.
Il faut toutefois savoir qu'à l'intérieur de l'Union Européenne les échanges sont facilités et qu'il est assez facile de commander des plantes dans l'un des pays membres.
Consulter l'annuaire pour trouver des producteurs.

(NB: si vous connaissez un autre producteur en France, n'hésitez pas à m'en informer)





Tout d'abord, il ne faut pas perdre de vue la nature des produits commandés: ce sont des plantes vivantes, il ne faut donc pas espérer un achat aussi facile que pour un livre ou un jeu vidéo !

En France les pépinières "Nature et Paysages", "Karnivores" et "JB Carnivores" proposent des boutiques en ligne qui permettent de commander facilement des plantes carnivores, y compris les plus rares (liens ci-dessus).
De nombreux autres producteurs internationaux proposent un catalogue en ligne, et même si les prix sont parfois très attractifs il faut garder à l'esprit que l'on peut être confronté aux mêmes problèmes que ceux cités ci-dessus (envoi, délais, paiement, douane...) et que des plantes bloquées à la douane pendant plusieurs semaines risquent fort de ne pas arriver vivantes à destination...
Ces inconvénients peuvent être minimisés en s'adressant à des producteurs européens (Grande-Bretagne, Allemagne...) qui ont maintenant l'habitude des envois intra-communautaires, et les transactions sont facilitées.

Quant aux sites généralistes de jardinage , peu ont à leur catalogue ce type de plantes. Vous pouvez essayez de rechercher sur les sites importants qui peuvent parfois en proposer, mais cela reste exceptionnel.





Les "foires aux plantes" et autres expositions florales
Ce type d'évènement est de plus en plus fréquent. C'est un bon moyen de trouver des plantes peu courantes habituellement. Certains producteurs y exposent fréquemment. C'est aussi un lieu de rencontres entres amateurs.

Les associations d'amateurs
Bien que peu connues du grand public, elles existent dans la plupart des pays.
Si vous commencez à vous intéresser sérieusement au sujet, n'hésitez pas à y adhérer ! En plus des publications et manifestations organisées par ces associations, c'est le lieu privilégié des échanges entre amateurs, et beaucoup organisent des services facilitant l'acquisition de nouvelles plantes, services tels que des "Bourses aux graines" où tout membre peut acquérir des graines envoyées par d'autres.

Vous pourrez trouver les adresses des sites webs de nombreuses associations dans la section "Associations" de l'annuaire carnivore.



# Posté le lundi 27 août 2007 03:16

le materiel pour les plante carnivores

le materiel pour les plante carnivores
il n y a pas des masse de materiel mais tois point importants :

I.es pots

II.le substrat (le sol)

III.l'eau


I.1 .Le type de pots à utiliser

Les pots en terre cuite: Peu recommandés. En effet, ils vont être presque toute l'année "les pieds dans l'eau" du fait de la soucoupe (cf. arrosage) et vont rapidement se couvrir de mousses et d'algues gluantes peu esthétiques. De plus l'évaporation va être plus importante que dans un pot plastique, entraînant une plus grande consommation d'eau et une concentration progressive des sels minéraux (nocifs pour les plantes carnivores) qui eux ne s'évaporent pas.
Cependant, il sera tout à fait possible d'utiliser des poteries vernies ou émaillées qui ne présenteront pas les défauts cités ci-dessus.
Les pots en matière plastique: C'est pour ce type de contenants qu'il est vivement conseillé d'opter. Ils sont légers, limitent l'évaporation, se nettoient facilement (utile en cas de rempotage ou de maladie) et leur surface reste nette même dans des conditions de forte humidité.

Les bacs à réserve d'eau: Bien que plus chers, ils présentent de nombreux avantages. Tout d'abord ils réduisent la fréquence des arrosages. Ensuite ils évitent d'utiliser une soucoupe: le maintien de la réserve toujours remplie va permettre à la plante de puiser au moment où elle a en besoin la quantité d'eau utile, tout en évitant que la base du substrat ne soit continuellement submergée.
Ils ont toutefois un inconvénient si l'eau d'arrosage est de mauvaise qualité: les substances néfastes (sels minéraux en particulier) vont s'accumuler au fil du temps, car l'effet de "rinçage" que peut avoir un arrosage trop généreux sur un pot classique ne se fera pas. Il ne faut pas oublier de vider la réserve d'eau pendant l'hiver.

ATTENTION: Ce type de bac devra toutefois être évité pour la culture des nepenthes et des pinguiculas, les racines de ces plantes étant plus sensibles à la pourriture.

I.2. La taille des pots

Une chose essentielle à retenir: les pots dans lesquels vous achèterez des plantes carnivores seront bien souvent trop petits.
Des pots de 12 cm de diamètre et autant de profondeur sont un minimum pour toutes les plantes courantes (dionée, drosera...)
Il faut aussi savoir que plus le contenant est grand et plus la culture et la conservation de la plante seront faciles. Dans un grand pot les racines auront suffisamment de place pour se développer à leur guise, ce qui lui donnera une vigueur certaine. De plus les variations de température seront moins brutales et donc moins traumatisantes. Un grand volume s'assèche aussi moins vite: l'entretien (arrosage) en sera d'autant réduit.
Des pots de 4 litres (environ 20-25 cm) semblent être idéaux, et rien n'empêche de mettre plusieurs plantes ensemble si vous craignez que votre drosera de 5 cm se sente seule... Il ne faut cependant pas oublier que la recherche d'une esthétique parfaite est souvent difficile à concilier avec les besoins des plantes, pas uniquement carnivores d'ailleurs !

I.2. la taille des pots

Une chose essentielle à retenir: les pots dans lesquels vous achèterez des plantes carnivores seront bien souvent trop petits.
Des pots de 12 cm de diamètre et autant de profondeur sont un minimum pour toutes les plantes courantes (dionée, drosera...)
Il faut aussi savoir que plus le contenant est grand et plus la culture et la conservation de la plante seront faciles. Dans un grand pot les racines auront suffisamment de place pour se développer à leur guise, ce qui lui donnera une vigueur certaine. De plus les variations de température seront moins brutales et donc moins traumatisantes. Un grand volume s'assèche aussi moins vite: l'entretien (arrosage) en sera d'autant réduit.
Des pots de 4 litres (environ 20-25 cm) semblent être idéaux, et rien n'empêche de mettre plusieurs plantes ensemble si vous craignez que votre drosera de 5 cm se sente seule... Il ne faut cependant pas oublier que la recherche d'une esthétique parfaite est souvent difficile à concilier avec les besoins des plantes, pas uniquement carnivores d'ailleurs !

I.3.La couleur des pots

Cette question peut paraître secondaire, mais dans le cas d'une culture en extérieur elle est importante.
Il est en effet préférable de choisir des pots de couleur claire qui s'échaufferont moins vite que des pots foncés, car en plein été au soleil les racines supporteront mal des températures trop élevées.

Conclusion:

Le pot idéal pour des plantes carnivores sera donc un pot en plastique de couleur claire et relativement grand (de 12 à 30 cm de diamètre et autant de profondeur), un bac à réserve d'eau sera utile dans certains cas.

II. le substat.

II.1.

Les plantes carnivores poussent dans des milieux bien particuliers: des zones très humides, en général des tourbières qui sont constitués par des sols très pauvres en éléments nutritifs (d'où le développement de la carnivorité) et acides.
Il faut donc en tenir compte et ne pas les installer dans des pots remplis de terreaux pour plantes d'intérieurs !

Le substrat générique pour les plantes carnivores sera constitué par un mélange de 2/3 de tourbe blonde de sphaigne pour 1/3 de sable non calcaire. Il faudra parfois modifier cette base pour répondre aux besoins particuliers de chaque espèce.



La tourbe: Il faut de la tourbe blonde (et non brune) de sphaignes. Attention à ne pas prendre de tourbe de carex par exemple qui n'aura pas les mêmes propriétés. Il faut absolument de la tourbe 100 % naturelle, sans aucun ajout ! On trouve parfois des tourbes d'amendement "enrichies" qui ne doivent surtout pas être utilisées ici sous peine de voir rapidement mourir les plantes.

La tourbe provient de milieux naturels rares et très particuliers à la faune et à la flore unique: les tourbières.
En partie du fait de leur exploitation pour la production de tourbe destinée à l'horticulture, le nombre de tourbières connaît aujourd'hui une chute inquiétante, et avec elles de nombreuses espèces animales et végétales sont menacées de disparition.
Pour cette raison, n'utilisez de la tourbe que lorsque c'est absolument nécessaire, en sachant qu'il existe des matériaux de substition pour la plupart des usages classiques de la tourbe, matériaux tout aussi efficaces et ne mettant pas en danger les milieux naturels.



Le sable: C'est un matériau qui va servir uniquement au drainage: il doit donc être le plus neutre possible. Il ne faut pas de sable calcaire.
L'idéal est le sable que l'on trouve dans les magasins d'aquariophilie (sable de quartz ou de Loire) car il est lavé mais il est souvent très cher. On peut aussi trouver du sable non calcaire en quantité (à partir de 25 kg) pour un prix bien plus bas chez les fournisseurs de matériaux de constructions.


Ce mélange est le plus simple à réaliser, et il convient pour la très grande majorité des plantes carnivores. On pourra toutefois l'adapter aux exigences spécifiques de chaque plante pour obtenir un meilleur résultat: pour les nepenthes par exemple il sera utile de l'alléger (plus de sable ou ajout de matériaux drainants tels que billes d'argiles, polystyrène, vermiculite, perlite...).
Tout cela est précisé dans les pages relatives au choix des plantes, mais sachez que le mélange classique 2/3 tourbe 1/3 sable est supporté, même s'il n'est pas toujours optimal, par toutes les plantes carnivores présentées ici.

III. L'eau.

L'eau d'arrosage est un élément primordial ! C'est un point trop souvent négligé qui est la cause de la plupart des problèmes de culture.

Les plantes carnivores sont particulièrement exigeantes sur ce point. Elles sont originaires de milieux pauvres et acides, ce qui explique leur incapacité à s'adapter à notre "eau du robinet". Celle-ci est en effet chargée en sels minéraux, nécessaires à l'homme mais néfastes pour elles, et très souvent aussi de calcaire, ce qu'elles ne supportent absolument pas.
Il faut être d'autant plus rigoureux sur ce point que l'effet néfaste d'un arrosage à l'eau du robinet sera rarement immédiat, mais la plante va peu à peu cesser de croître et mourir inéluctablement.

Il faudra donc leur fournir une eau très pure, pour cela plusieurs possibilités:


L'eau déminéralisée: C'est l'eau que l'on trouve sous forme de bidon de 5 litres dans les supermarchés, destinée aux fers à repasser ou aux batteries de voiture. Elle est en général peu chère (moins de 2 euros les 5 litres) mais représentera tout de même un petit budget lors de l'augmentation de la consommation en été !
Comme pour la tourbe, prenez de l'eau déminéralisée sans aucun additif: certains fabricants d'eau destinée aux fers à repasser la parfument.

L'eau osmosée: On la trouve dans les magasins d'aquariophilie (environ 0,15 euro le litre). C'est de l'eau théoriquement très proche de la pureté, donc à recommander pour notre utilisation. La principale difficulté va être de trouver un magasin proposant cette eau proche de chez soi, et d'aller ensuite se ravitailler régulièrement avec ses bidons...
Si la culture atteint une dimension importante, il sera peut-être intéressant d'acquérir un osmoseur (les premiers prix varient autour de 120-150 euros) qui assurera une production à domicile.

L'eau de pluie: Gratuite et disponible partout ! Il suffit de pouvoir la récupérer lors d'un orage et de la stocker à l'abri de la lumière et au frais si possible pour éviter qu'elle ne se décompose trop rapidement.
Il faut toutefois prendre quelques précautions: éviter par exemple de recueillir une eau qui a ruisselé sur du béton car elle se sera probablement chargée de poussière calcaire, éviter de la recueillir à proximité d'une usine chimique... L'idéal serait de ne garder que l'eau qui arrive directement dans le récipient, et après quelques minutes de pluie, ceci car elle se pollue une première fois en tombant (elle va "rincer" toutes les particules en suspension dans l'air), ensuite elle continue en roulant sur le toit, et enfin dans les gouttières... Mais rassurez-vous cette pollution minime sera en général sans conséquence.

L'eau minérale: On voit parfois conseiller l'arrosage des plantes carnivores avec certaines eaux minérales. En plus du coût non négligeable que cela représente, la caractéristique propre d'une eau minérale est de contenir des minéraux ou des sels minéraux, ce que n'apprécient pas vraiment les plantes carnivores.

De même, l'eau provenant de carafes filtrantes ou autres systèmes à cartouches est à déconseillée. C'est en effet une eau déminéralisée partiellement, de façon à lui retirer les substances odorantes ou gustatives indésirables, mais en aucun cas la totalité des minéraux présents. Les fabricants des ces produits eux-mêmes recommandent de ne pas utiliser l'eau filtrée en remplacement de l'eau déminéralisée.

Il n'est pas possible en règle générale d'utiliser l'eau de rivière, de lac, de source... C'est une eau de ruissellement, qui s'est donc naturellement chargée de substances néfastes pour les plantes carnivores (calcaire, sels minéraux, nitrates...)
Seule exception: certains torrents de montagne où l'eau provient directement de la fonte des neiges, et est encore relativement pure.

Conclusion

Pour arroser vos plantes carnivores la meilleure solution est la récupération de l'eau de pluie: peu de frais et disponible partout (à condition de pouvoir la récupérer)




[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 27 août 2007 03:14

les plantes carnivores

les plantes carnivores
Ici les prochain article qui seront publie seront sur les plante carnivore bonne visite :)
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 27 août 2007 03:04