La Grotte de Clamouse

La Grotte de Clamouse
La Grotte de Clamouse se situe dans la vallée de l'Hérault, sur la commune de Saint-Jean-de-Fos près de Saint-Guilhem-le-Désert, dans des roches calcaires. Elle a été découverte en 1945 par une équipe de spéléologues de Montpellier. Elle contient de nombreuses concrétions qui en font une grotte mémorable. Elle est ouverte au public toute l'année.

# Posté le lundi 09 juillet 2007 09:18

Saint-Guilhem-le-Désert

Saint-Guilhem-le-Désert
Saint-Guilhem-le-Désert (en occitan Sant Guilhèm dau Desèrt) est une commune française située dans le département de l'Hérault. Ses habitants sont appelés les Saint-Guillaumois.


Géographie

Le village est situé dans la vallée du Verdus qui vient se jetter dans l'Hérault.

L'agglomération est composée essentiellement d'un village médiéval qui est situé sur la route qui mène à Saint-Jacques-de-Compostelle. Ce village est conservé dans son état d'origine. Du fait de son éloignement, Saint Guilhem y créa le monastère de Gellone.


Histoire

Au VIIe siècle, il existe un comté de Gellone. Vers 710 y naît Rhothilde de Gellone dite parfois Ruodhaid, qui deviendra célèbre en étant à partir de 728 le seul grand amour de Charles Martel. Elle lui donnera quatre enfants, dont Aude de France (732- après 755). Aude épousera Thierry Ier d'Autun et lui donnera trois fils, dont Guillaume à qui reviendra le domaine ancestral, et qui portera le nom de Guillaume de Gellone.

En 804, Guillaume de Gellone y fonde l'abbaye de Gellone, qui après son décès le 28 mai 812 deviendra l'abbaye de Saint-Ghilhem (Ghilhem étant le non ancien de Guillaume). La relique d'un morceau de la vraie croix conservée par l'abbaye attira la dévotion des pèlerins de Saint-Jacques. Cette abbaye se trouve sur le territoire de l'ancien diocèse de Lodève, alors que l'abbaye d'Aniane toute proche est sur celui de Maguelonne.

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# Posté le lundi 09 juillet 2007 09:15

Le lac du Salagou

Le lac du Salagou
Le lac du Salagou est un lac de retenue du barrage du Salagou. Il est situé au centre du département de l'Hérault, sur la rivière Salagou, affluent de la rivière Lergue qui se jette dans l'Hérault.


Rives du lac du SalagouLe lac a ennoyé une partie des communes de Clermont-l'Hérault à l'est, Liausson au sud, Octon à l'ouest, et Celles (visible tout à gauche sur la photo) au nord. Le niveau de l'eau est à environ 140 m d'altitude. Le lac est dominé par des monts et des plateaux culminant à 300 m à l'est et jusqu'à 407 m pour le Carels à l'ouest.

Histoire

Village de Celles au bord du lacLe projet de barrage fut lancé dans les années 50, dans le but de créer une réserve d'eau qui favoriserait une diversification des cultures, comprenant le développement d'une production fruitière, la viticulture devenant surproductive. Secondairement, le barrage aurait pour but de régulariser les crues de l'Hérault.
Les travaux débutèrent en 1964 pour se prolonger jusqu'au début de 1969.
Alors qu'on pouvait penser, en 1968, qu'il faudrait des années pour que la cuvette de l'Escandorgue se remplisse, un seul très gros orage la combla à moitié en mars 1969. D'autres précipitations remplirent presque totalement la cuvette en quelques mois, donnant raison aux calculs des ingénieurs.



Aspect touristique

Rives du lac du SalagouLe lac est un site touristique accessible facilement depuis les trois plus grandes villes héraultaises (surtout avec l'ouverture de l'autoroute A 75). Les domaines d'intérêt sont :

la géologie,
la baignade et quelques activités nautiques,
les randonnées pédestres et cyclistes autour du lac

Géologie

Cheminée Basaltique
Les Ruffes du Lac du SalagouLe bassin du Lac du Salagou tire sa beauté de son sol unique, la ruffe, combinaison de sédiments argileux et d'oxydes de fer. Ces roches sédimentaires sont datées du Permien (— 280 millions d'années). C'est le résultat d'un dépôt en milieu aquatique d'eau douce calme. On peut y observer d'anciennes empreintes d'amphibiens (à la Lieude).
Ici ou là, vous trouverez des coulées et cheminées basaltiques, témoins d'activités volcaniques anciennes, mais intenses.

# Posté le lundi 09 juillet 2007 09:13

La lavande

La lavande
Les lavandes sont des arbrisseaux dicotylédones de la famille des Lamiacées (ou labiées) et du genre Lavandula, à fleurs le plus souvent mauves ou violettes disposées en épis, dont la plupart des espèces, très odorantes, sont largement utilisées dans toutes les branches de la parfumerie. Elles poussent surtout sur les sols calcaires secs et ensoleillés, à l'exception de L. stoechas, qui préfère les sols siliceux.

Toutes les lavandes sont des plantes mellifères, très recherchées par les abeilles.

Historique

Venue de l'ouest du bassin méditerranéen, la lavande était déjà utilisée par les Romains pour conserver le linge et parfumer les bains. En Provence, la lavande fut utilisée dès le Moyen Âge, pour la composition de parfums et celle des médicaments, mais c'est à partir du XIXe siècle que la culture se développe.
L'essor de la production française d'huile essentielle de lavande fine est lié à l'implantation de parfumeries dans la région de Grasse. La mise en culture organisée systématique du lavandin, dans les années 1950, prendra ensuite le relais.
Après plusieurs crises qui entraînent la chute de la production et une régression des cultures, les plantations sont relancées par la stabilisation des surfaces à cultiver et le développement des moyens de distillation.


Principales espèces

Si les noms latins des lavandes ne posent plus guère de problèmes, il n'en va pas de même avec les noms courants. La même lavande devient française, anglaise ou espagnole selon le pays où elle est classée. On distingue quatre espèces principales :

Lavandula angustifolia, ou lavande vraie. Noms anciens : L. officinalis, L. vera. Autres noms usuels : lavande anglaise (certains auteurs préférant donner ce nom à l'espèce L. dentata), lavande des Alpes, lavande fine. C'est la meilleure des lavandes pour la qualité de son huile essentielle. À l'état sauvage, elle pousse surtout en Provence, mais elle peut être cultivée dans des régions plus septentrionales, d'autant qu'il en existe de nombreux cultivars. C'est un arbrisseau buissonnant pouvant atteindre 1 m de hauteur. Les feuilles, linéaires et de couleur gris-vert, ont une longueur variant entre 3 et 5 cm. Lors de la floraison (avril-mai), la plante développe de longs pédoncules non ramifiés terminés par des épis dont la couleur varie du mauve pâle au violet. Seule l'huile essentielle issue de cette production sur une zone déteminée bénéficie de l'Appellation d'origine contrôlée (AOC), huile essentielle de lavande de Haute-Provence. On recense environ 4 000 hectares cultivés dans les 4 départements producteurs.
Lavandula latifolia, ou lavande aspic. Nom ancien : L. spica. Par rapport à la précédente, ses feuilles sont plus larges (elliptiques) et très odorantes. La floraison est plus tardive (juin-août), et les fleurs ont une odeur très camphrée. Elles poussent à l'extrémité de tiges ramifiées, ce qui est le moyen le plus sûr de la différencier de la lavande vraie. Elle est beaucoup moins appréciée en parfumerie.
Lavandula intermedia, ou lavandin, hybride naturel entre L. angustifolia et L. latifolia. C'est la troisième des lavandes provençales. Découvert un peu par hasard, il a été cultivé à partir des années 1930. Le lavandin est aujourd'hui l'espèce la plus cultivée, car sa fleur est plus productive en huile essentielle que la lavande vraie. Par contre, son essence a une moins bonne qualité olfactive, et est utilisée dans la parfumerie industrielle. Au cours des années, plusieurs variétés de cet hybride ont été sélectionnées et reproduites par bouturage. Les surfaces cultivées en lavandins sont estimées à 17000 hectares. Les variétés les plus cultivées actuellement sont :
Lavandin Grosso 80% des surfaces en lavandins
Lavandin Abrial 10%
Lavandin Super 10%
Lavandula stoechas, ou lavande stéchas, lavande papillon, cantueso (nom surtout donné à la sous-espèce L. stoechas pedunculata). À l'état sauvage, c'est certainement la lavande dont le territoire géographique est le plus vaste (tout le pourtour méditerranéen). Mais elle n'est d'aucune utilité en parfumerie : elle sent un peu le camphre, et rien d'autre. Elle se distingue des espèces précédentes par deux caractéristiques : d'une part elle apprécie surtout les terrains siliceux, notamment le schiste; de l'autre elle possède à l'extrémité de ses épis de grandes bractées violettes, souvent plus foncées que les fleurs proprement dites. Floraison : avril-juillet.
Autres espèces ou sous-espèces mentionnées :

Lavandula viridis, de forme similaire à L. stoechas, portant également des bractées. Feuillage plus vert, fleurs le plus souvent blanches. Pousse en Espagne et au Portugal.


Origine géographique

Champ de lavande en Provence.Au départ les Lavandes poussent en Provence et dans le bassin méditerranéen, puis la culture s'est répandue en Europe de l'Est (Bulgarie, Russie, Ukraine...) et même en Tasmanie.
Les lavandes "Vraies" poussent à une altitude de 600 à 1700m sur les versants ensoleillés des montagnes. La qualité des lavandes est réputée augmenter avec l'altitude.
En revanche, la Lavande Aspic est récoltée dans le bassin méditerranéen entre 0 et 600m d'altitude.
Les Lavandes du groupe stoechas se développent sur tout le pourtour notamment en Andalousie et dans la partie sud du Portugal.
Les lavandins sont les lavandes les plus cultivés (de 800 à 1000t d'essence par an) et les plus répandus car ce sont les plus résistants. Ils se développent spontanément dans le Sud de la France. Cependant, on observe un dépérissement des Lavandins Abrial et Sumian qui sont en voie de disparition.


Récolte de la lavande

La récolte se fait pendant la floraison, de fin Juin jusqu'au mois d'Août, pour les lavandes "vraie", "aspic" et les lavandins. A part pour l'Aspic qui est sauvage, les plantes sont généralement cultivées. Il existe cependant quelques distillations de Lavandes sauvages de Montagne destinées à l'aromathérapie, les quantités sont très limitées. La récolte a lieu en été car les fortes chaleurs favorisent la montée de l'essence dans les cellules et les glandes sécrétrices de la fleur.
Les Lavandes du groupe stoechas sont plus précoces, elles sont récoltées de Mars à Mai à l'état sauvage mais elles sont plus rarement exploitées. Pour les cultures, elle s'effectue mécaniquement sauf pour les bouquets qui sont coupés manuellement à la faucille.
Les lavandes clonales (issues d'un individu et multipliées par bouturage) arrivent à maturité en même temps; contrairement aux lavandes de population (non clonales) qui ne mûrissent pas de façon homogène car chaque plante est un individu différent de son voisin.

L'huile essentielle serait de meilleure qualité en altitude mais le rendement est plus faible et l'altitude augmente la teneur en esters.


Production de l'huile essentielle

Il existe deux procédés principaux de production d'huile essentielle de lavande :

La distillation traditionnelle : la récolte doit subir un temps de séchage, avant distillation, afin de perdre l'excès d'eau. Un préfanage d'environ un ou deux jours est indispensable pour la lavande fine, il évite de modifier la qualité des huiles essentielles qui sont obtenues par entraînement à la vapeur d'eau des sommités fleuries. On fait circuler un courant de vapeur d'eau dans la lavande coupée et bien tassée (temps de distillation relativement court 30 à 45min).
La distillation en "vert broyé" : qui depuis 1990 s'est développée pour améliorer la productivité de la récolte (de lavandin surtout). Sitôt cueilli, le végétal est haché à l'aide d'une ensileuse et il est placé au fur et à mesure, sans séchage préalable, dans une benne ou caisson mobile de distillation qui sera directement monté sur chaudière. Le fait de distiller broyé modifiant la qualité, cette technique n'est pas adaptée pour obtenir une huile essentielle de lavande aux normes AOC. De façon générale, les qualités ensilées auront des teneurs en alcools qui augmentent alors que celles en esters diminuent (phénomènes d'hydrolyse), elles ont une odeur plus verte, peu appréciée des parfumeurs. Des études sont faites pour améliorer les qualités ensilées et aider les producteurs dans ce sens.
Les rendements en huile essentielle de lavande sont très variables selon les régions, le climat, l'année, l'âge de la plantation et la variété, ils sont d'environ 15 kilos par hectare, 25 à 50 kilos pour les lavandes clonales, 80 kilos pour le lavandin en zone de montagne sèche, près du double en plaine (jusqu'à 180 kilos).
Les rendements massiques de production d'huile essentielle (rapport de la masse d'essence obtenue pas la masse de plante distillée) sont les suivants :

Lavandes fines = 0.5 %
Lavande Aspic = 0.8 à 1.0 %
Lavandins = 1.0 à 1.8 %
Lavandula stoechas L. = 0.3 à 0.8 %
Lavandula pedunculata L. = 0.15 %
Lavandula luisieri (Riv) Mart. = 0.2 %


Les lavandins ont un meilleur rendement car leur fleur est plus développée et plus productrice en huile essentielle, son essence en revanche est de moins bonne qualité.





Utilisations de la lavande

Champ de lavande en Provence.
Parfumerie [modifier]
Le mot lavande est un dérivé du verbe laver, peut-être issu de l'italien lavanda (action de laver), mais qui pourrait bien remonter au latin lavandaria (linge à laver), sans doute à l'origine de l'anglais lavender (lavendre vers 1265). Cette étymologie laisse penser que très tôt on a utilisé la lavande pour parfumer le linge fraîchement lavé. Des sachets de fleurs séchées sont traditionnellement placés dans les armoires, pour éloigner les mites et parfumer la garde-robe.

Les fleurs de lavande, séchées, sont très résistantes et conservent leurs arômes très longtemps. Un autre usage très ancien est celui de mettre de la lavande dans l'eau du bain pour son parfum et ses propriétés antiseptiques et calmantes.

L'essence de lavande contient des composants différents selon les espèces, mais on y trouve le plus souvent de l'acétate de linalyle et du linalol, du géraniol, du pinène, du cinéol, de la coumarine et de l'éthylamylcétone (à l'origine de son odeur rafraîchissante). On l'obtient traditionnellement par distillation des sommités florales. Au XIXe siècle et au début du XXe siècle, la Provence était parsemée de petites distilleries familiales, qui ont peu à peu toutes disparu, victimes de crises de mévente et de l'industrialisation de la production.

C'est bien sûr la parfumerie qui fait le plus gros usage de la lavande. On peut tout parfumer avec elle, depuis les savonnettes jusqu'aux détergents et au papier hygiénique. Dans les parfums proprement dits, la lavande est surtout réservée aux hommes, soit en soliflore dans les eaux de toilette, soit en note de c½ur dans les eaux de Cologne.


Propriétés médicinales

Elle a des propriétés antiseptiques, bactéricides, désinfectantes, calmantes, antispasmodiques et carminatives.

Depuis très longtemps aussi, on connait les vertus cicatrisantes et antiseptiques de la lavande et sainte Hildegarde la conseillait déjà comme cicatrisant. On lui trouvait aussi des propriétés antivenimeuses et en cas de morsure de vipère, on frottait la plaie avec une poignée de lavande (ceci pourrait expliquer le nom de la lavande aspic). La plante a aussi été très utilisée (et l'est toujours) pour combattre les mites et les poux.

En phytothérapie, on la recommande pour combattre l'anxiété, la nervosité et les insomnies, mais aussi pour soulager les rhumatismes et soigner les infections des voies respiratoires. Elle peut être prise en infusion, en poudre (gélules), sous forme d'huile essentielle ou d'alcoolat (pour les frictions).

L'huile essentielle de lavande est antiseptique et bactéricide. Appliquée pure sur la peau elle soulage les brûlures et les piqûres d'insectes.

L'essence de lavande contient des composants différents selon les espèces, mais on y trouve le plus souvent de l'acétate de linalyle et du linalol, du géraniol, du pinène, du cinéol, de la coumarine et de l'éthylamylcétone (à l'origine de son odeur rafraîchissante).


Utilisation culinaire

On peut faire infuser des fleurs de lavande dans du lait, utilisé ensuite pour la préparation de glace ou de crème à la lavande.


Symbolique

Dans le langage des fleurs la lavande signifie "Répondez-moi". Dans une relation plus établie ou une relation amicale c'est un symbole de "tendresse": en relation avec sa couleur mauve bleutée, son parfum, ainsi que ses propriétés apaisantes et antisceptiques.

Les noces de lavande symbolisent les 46 ans de mariage dans le folklore français.

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# Posté le lundi 09 juillet 2007 09:10

Le tournesol

Le tournesol
Le tournesol, ou grand soleil, mot emprunté à l'italien tornasole, qui tourne avec le soleil, est une grande plante annuelle, appartenant à la famille des Astéracées (Composées), dont les fleurs sont groupées en capitules de grandes dimensions. Cette plante est très cultivée pour ses graines riches en huile (environ 40 % de leur composition) alimentaire de bonne qualité. Le tournesol est, avec le colza et l'olivier, l'une des trois sources principales d'huile alimentaire en Europe.

Nom scientifique : Helianthus annuus L., famille des Astéracées.

Noms communs : tournesol, grand-soleil, soleil des jardins, soleil commun, graine à perroquet, hélianthe...

Description

C'est une grande plante annuelle, à tige très forte et peu ramifiée, pouvant atteindre jusqu'à 4 m de hauteur. Les feuilles simples, ovales, alternes, sauf à la base où elles sont parfois opposées, ont un pétiole plus ou moins long et sont rudes au toucher. Les capitules, réceptacles floraux charnus, qui ont tendance à se renverser après la floraison, peuvent atteindre 30 cm de largeur. Ils sont entourés d'un involucre à bractées ovales avec un sommet pointu. Les fleurs extérieures ligulées disposées sur un seul rang, sont généralement jaunes. Les fleurs centrales en tube sont jaune pâle ou rouge foncé chez les variétés anthocyanées. Les fruits sont des akènes surmontés par deux écailles en arête. La racine principale est pivotante.

La disposition des fleurs centrales (ou fleurons), ou des graines, sur le réceptacle dessine des spirales répondant aux règles de la phyllotaxie et tournant soit dans le sens des aiguilles d'une montre, soit en sens inverse. Les nombres de fleurons de chaque type de spirale sont constants et sont des nombres successifs de la suite de Fibonacci, par exemple 34/55 ou 55/89.

Le tournesol est sujet à l'héliotropisme avant la floraison. Ce phénomène agit sur la croissance de la tige en fonction de l'éclairement. Il permet aux feuilles de garder tout au long de la journée une exposition optimale au soleil. Au début de la floraison, la fleur pointe définitivement dans la direction Est/Sud-Est.


Origine

C'est une plante originaire de l'Ouest de l'Amérique du Nord : est du Canada et des États-Unis, centre et sud des États-Unis, nord du Mexique. Cultivée à l'origine par les Amérindiens, elle fut importée en Europe par les Espagnols au XVIe siècle. Sa culture se développa particulièrement en Russie. Elle est aujourd'hui largement répandue par la culture dans tous les continents.

A noter que le genre Helianthus comprend une cinquantaine d'espèces, toutes originaires d'Amérique du Nord, dont le topinambour (Helianthus tuberosus L.)


Utilisation

Alimentation humaine

L'huile est extraite des graines, dont la teneur dans les variétés améliorées varie de 45 à 50 %. L'huile de tournesol est appréciée pour son équilibre en acides gras : elle contient 12 % seulement d'acides gras saturés et beaucoup d'acides gras mono ou poly-insaturés, acide oléique, acide palmitique et surtout acide linoléique, qui est un acide gras essentiel. D'après les nutritionnistes, cette huile a d'excellentes qualités diététiques, par exemple pour combattre le diabète. C'est également une bonne source de vitamine E. L'huile de tournesol entre dans la composition des margarines. Elle sert aussi à la fabrication de savon et de cierges.

On consomme aussi les graines torréfiées.


Alimentation animale

La plante entière récoltée avant maturité est utilisée comme fourrage. De plus, les résidus de trituration, appelés tourteaux, sont riches en protéines, dont un acide aminé très recherché dans l'alimentation du bétail, la méthionine. Les graines entières sont appréciées pour nourrir les perroquets et autres oiseaux de volière.

C'est aussi une plante mellifère, mais elle a l'inconvénient de fleurir tard en saison.

Elle est également cultivée comme plante ornementale pour ses capitules spectaculaires. Il en existe plusieurs cultivars, notamment 'Nanus flore pleno', de 60 à 80 cm de haut seulement et à fleurs doubles jaune orangé.


Biocarburants

L'huile de tournesol, comme l'huile de colza, peut être utilisée directement comme biocarburant dans les moteurs diesel, ou après estérification en ester méthylique. Au delà de 30% d'HVP (huile végétale pure), il convient toutefois de faire certains réglages (pression d'injection) et éventuelles modifications (préchauffage). Les expérimentations à 100% d'HVP sur les poids lourds fonctionnent généralement avec un système de démarrage au gazoil. L'huile pure, contrairement aux diesters, ne nécessite aucun procédé industriel de fabrication. Une simple presse suffit. Le tournesol est la plante qui offre le meilleur rendement (six fois supérieur au gazoil). C'est aussi la plus écologique. Pas de rejet de souffre, 25% d'émission de dérivés azotés en moins, trois fois moins de CO2 rejeté à la combustion...[réf. nécessaire] La France pourrait ainsi produire 10% à 20% de ses besoins avec le tournesol et réduire ainsi 50 à 100% de ses émissions de CO2 sans influer sur l'agriculture alimentaire. Politiquement, l'application de la TIPP aux HVP, votée fin 2006 par l'UMP, rend l'HVP de tournesol plus chère que le gazoil, plombant ainsi les expérimentations en cours comme celle de Villeneuve sur Lot (Lot & Garonne), en contradiction avec les directives européennes prônant une fiscalité attractive pour les bio-carburants. Toutefois, les agriculteurs peuvent produire de l'HVP et l'utiliser à leurs fins personnelles sans avoir à payer de taxe, ce qui laisse craindre le développement de réseaux pirates de distribution[réf. nécessaire].


Culture

Mosaïque de tournesolsPour pousser, le tournesol a des besoins thermiques très importants pour une plante originaire des régions tempérées ; capable de se contenter de peu d'eau, il souffre cependant en cas de sècheresse en culture non irriguée ; cela explique que sa zone de culture soit notamment en Europe méridionale. Il a également besoin d'azote et de potassium. C'est une plante à cycle de culture court ; elle se sème vers avril/mai et se récolte vers septembre, et n'épuise pas le sol.

Le développement de la culture du tournesol en France, comme celle du colza, à partir des années 1970 est du au besoin d'indépendance de la communauté européenne face au monopôle des Etats Unis en matière d'oléagineux. La mise au point de nouvelles variétés (par croisement et sélection), notamment d'hybrides résistants au mildiou, a contribué au développement de la culture du tournesol au cours des vingt dernières années, notamment en France. Aujourd'hui, elle est cultivée dans le Sud-Ouest, dans le Centre et en Côte-d'Or.


Les ennemis des cultures de tournesol

Détail de la fleurOutre les oiseaux très friands de ses graines, notamment le moineau domestique, le verdier et la linotte, les autres ravageurs notables sont la limace grise, la tipule des prairies (Tipula paludosa) et le thrips du tabac (Thrips tabaci) qui attaquent les jeunes plants, et le puceron vert du prunier (Brachycaudus helichrysi) qui attaque les feuilles.

Les principales maladies rencontrées sont la pourriture blanche (Sclerotinia sclerotiorum), le mildiou du tournesol (Plasmopara helianthi), apparu en 1978, l'alternariose (Alternaria helianthi), la verticilliose (Verticillium dahliae), ainsi que le phomopsis, (Phomopsis helianthi), champignon apparu en France en 1984.

Il est également très attaqué par une plante parasite, l'orobanche, dans les pays du Sud (Espagne, Turquie).


Importance économique

La récolte mondiale de graines de tournesol s'est élevée en 2003 à 26,1 millions de tonnes. (Source FAO)

Principaux pays producteurs Pays Surface cultivée Rendement Production
Mha q/ha Mt
Ukraine 3,1 13,5 4,200
Russie 4,0 10,3 4,100
Argentine 2,3 16,5 3,750
Chine 1,2 17,2 2,000
France 0,7 20,7 1,424
Inde 1,9 6,3 1,220
États-Unis 0,9 13,6 1,209
Roumanie 0,8 13,2 1,150
Hongrie 0,5 17,1 0,853
Espagne 0,8 9,5 0,745




Production en tonnes de graines de tournesol. Chiffres 2004-2005
Données de FAOSTAT (FAO) Base de données de la FAO, accès du 14 novembre 2006

Russie 4 800 710,00 18 % 6 394 510,00 21 %
Ukraine 3 050 100,00 12 % 4 705 320,00 16 %
Argentine 3 100 000,00 12 % 3 652 000,00 12 %
Chine 1 750 000,00 7 % 1 850 000,00 6 %
États-Unis 929 690,00 4 % 1 822 700,00 6 %
France 1 457 158,00 6 % 1 502 106,00 5 %
Inde 1 450 000,00 6 % 1 500 000,00 5 %
Roumanie 1 557 813,00 6 % 1 257 000,00 4 %
Hongrie 1 186 180,00 5 % 1 102 000,00 4 %
Turquie 900 000,00 3 % 950 000,00 3 %
Bulgarie 1 078 832,00 4 % 934 855,00 3 %
Afrique du Sud 677 367,00 3 % 690 998,00 2 %
Serbie-et-Monténégro 437 602,00 2 % 455 000,00 2 %
Moldavie 335 200,00 1 % 400 000,00 1 %
Espagne 785 300,00 3 % 398 900,00 1 %
Birmanie 350 000,00 1 % 350 000,00 1 %
Italie 274 019,00 1 % 289 365,00 1 %
Kazakhstan 265 547,00 1 % 240 000,00 1 %
Slovaquie 196 350,00 1 % 205 000,00 1 %
Bolivie 168 000,00 1 % 170 000,00 1 %
Autres pays 1 428 536,00 5 % 1 403 365,00 5 %
Total 26 178 404,00 100 % 30 273 119,00 100 %
Production en tonnes d'huile de tournesol. Chiffres 2004-2005
Données de FAOSTAT (FAO) Base de données de la FAO, accès du 14 novembre 2006

Russie 1 735 000,00 18 % 1 996 000,00 19 %
Argentine 1 198 000,00 12 % 1 513 000,00 15 %
Ukraine 1 340 900,00 14 % 1 299 000,00 13 %
Chine 558 607,75 6 % 592 557,75 6 %
Turquie 502 117,88 5 % 520 547,91 5 %
Inde 399 000,00 4 % 472 000,00 5 %
France 530 700,00 5 % 430 000,00 4 %
États-Unis 120 000,00 1 % 367 000,00 4 %
Espagne 480 401,22 5 % 353 628,41 3 %
Roumanie 387 000,00 4 % 350 000,00 3 %
Hongrie 260 000,00 3 % 260 000,00 3 %
Afrique du Sud 255 000,00 3 % 255 000,00 2 %
Pays-Bas 250 100,00 3 % 243 000,00 2 %
Pakistan 136 490,64 1 % 187 579,27 2 %
Serbie-et-Monténégro 171 436,00 2 % 172 000,00 2 %
Italie 142 900,00 1 % 150 000,00 1 %
Bulgarie 142 400,00 1 % 140 000,00 1 %
Birmanie 121 246,60 1 % 121 246,60 1 %
Portugal 90 000,00 1 % 115 600,00 1 %
Bolivie 75 800,00 1 % 75 800,00 1 %
Autres pays 801 701,25 8 % 747 875,44 7 %
Total 9 698 801,34 100 % 10 361 835,38 100 %


Le phénomène du phototropisme chez le tournesol

Qu'est ce que cela veut dire ?

La face supérieure des feuilles du jeune plant de tournesol suivent le soleil tout au long de la journée :

en début de matinée, les jeunes tournesols sont tournés vers l'est ;
durant la journée, ils suivent le soleil ;
en fin d'après-midi, ils regardent vers l'ouest.
L'intérêt fonctionnel du phototropisme est de permettre aux plantes d'accéder au meilleur ensoleillement possible pour assurer la photosynthèse.

A partir de la floraison la fleur se fixe face au soleil levant (Est) sauf de rare exceptions.


Comment est-ce possible ?

Quand le tournesol est jeune, il pousse très vite au cours de la journée. Au fur et à mesure de sa croissance, il se tourne vers le soleil.

Le côté à l'ombre poussant plus vite que le côté qui reçoit la lumière, sa tige se courbe en fonction du mouvement du soleil, donnant l'impression que la fleur suit le soleil.

Quand le tournesol parvient à maturité, ce mouvement s'arrête.

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# Posté le lundi 09 juillet 2007 09:08