Le prunier

Le prunier
Le prunier (Prunus domestica L.) est un arbre fruitier appartenant au genre Prunus de la famille des Rosaceae, cultivé pour ses fruits, les prunes.

Sous-espèces

Cette espèce comprend plusieurs sous-espèces :

Prunus domestica subsp. domestica, à laquelle se rattachent la plupart des variétés cultivées connues.
Prunus domestica subsp. italica (Borkh.) Gams ex Hegi, à laquelle se rattachent notamment :
prunier Reine-claude,
quetschier,
prunier d'Ente (pruneau)
Prunus domestica subsp. syriaca (Borkh.) Janch. ex Mansf., à laquelle se rattachent notamment :
le mirabellier
D'autres espèces sont utilisées comme porte-greffe :

prunier du Japon (Prunus salicina) ;
prunier myrobalan (Prunus cerasifera).
prunellier (Prunus spinosa).

Description

Le prunier est un arbre de taille moyenne (entre 3 et 8 mètres de haut), parfois épineux, qui fleurit tôt au printemps (mars-avril). Les fleurs blanches apparaissent avant les feuilles sur des rameaux de l'année précédente. Le fruit, la prune, est de forme plus ou moins sphérique ou oblongue, glabre et couvert de « pruine », qui est une fine pellicule cireuse. Le noyau ovale contient une amande généralement amère.

Sa longévité varie de 30 à 50 ans (pour les arbres francs de pied).


Utilisation

Le prunier est cultivé principalement pour son fruit, la Prune. Les prunes sont consommées soit comme fruit de table (en particulier les variétés du type reine-claude), soit transformées : pâtisseries, confitures (mirabelles, quetsches), soit séchées (pruneaux d'Agen).

Ennemis du prunier

Ravageurs

Pucerons, hoplocampe des prunes, carpocapse du prunier, hyponomeute du prunier, tenthrède de la feuille du prunier, araignée rouge,


Maladies

maladies cryptogamiques : maladie du plomb, agaric millé, moniliose brune, maladie des pochettes ;
maladies bactériennes : chancre bactérien ;
maladies de carence : carence en fer.

Autres espèces

Certains arbres prennent le nom de prunier, alors que ce ne sont ni des Prunus ni des Rosaceae.

Prunier de Chine, Flacourtia rukam, Flacourtiaceae;
Prunier de la Martinique, Flacourtia inermis, Flacourtiaceae;
Prunier mombin, Spondias mombin, Anacardiaceae.
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# Posté le vendredi 29 juin 2007 05:24

Le robinier

Le robinier
Le robinier (Robinia pseudoacacia L.), appelé communément acacia en France, est un arbre de la famille des Fabacées ou légumineuses. Il fait partie de la sous-famille des papilionoidées. C'est-à-dire qu'on retrouve le même type de fleur particulière que chez les pois potagers, les genêts ou le cytise (par exemple).

Étymologie

Le nom du genre a été dédié par Carl von Linné à Jean Robin, 1550-1629, botaniste du roi de France Henri IV, qui introduisit cet arbre en France, et à son fils Vespasien Robin, également botaniste. Le premier individu, planté place Dauphine à Paris en 1601, a disparu depuis longtemps, mais des rejets ont donné naissance à deux arbres qui existent encore aujourd'hui : l'un au square Viviani (planté en 1620), l'autre au Jardin des Plantes (1636). Reste aussi le robinier de Saint-Julien-Le-Pauvre, à Paris, planté en 1604, qui est le plus vieil arbre de Paris.

Le nom d'espèce pseudoacacia rappelle sa première classification, erronée, dans le genre Acacia.

Noms vernaculaires : acacia, faux-acacia, en : black locust, de : Robinie, Akazienbaum, es : robinia, it : robinia.


Description

C'est un arbre à feuilles caduques, qui peut dépasser 25 m de haut. Il est très souvent drageonnant et forme des bosquets parfois envahissants. Le tronc est gris-brun avec une écorce épaisse profondément crevassée dans le sens longitudinal. Les drageons et jeunes branches sont épineux. Les feuilles sont imparipennées, avec un grand nombre ( de 9 à 25) de folioles ovales ; les stipules des feuilles portées par les rameaux non florifères sont transformées en épine aiguës, qui persistent plusieurs années après la chute des feuilles. Les fleurs sont blanches, en grappes pendantes parfumées et mellifères. Les fruits sont des gousses aplaties, de 7 à 8 cm de long, contenant 4-5 graines.

La rhizosphère du robinier encourage des bactéries fixatrices d'azote.


Anatomie de la tige

Chaque année le bois de printemps apparait comme un anneau poreux. Entre les cellules du parenchyme de gros vaisseaux sont visibles à l'½il nu. À l'automne, ces vaisseaux sont obturés par des excroissances des cellules qui les bordent, les thylles. Chez le robinier, les gros vaisseaux du bois de printemps ne conduisent la sève qu'une saison.


Distribution et statut

Arbre originaire des régions tempérées de l'Est des États-Unis, il est généralement considéré comme une espèce invasive en Europe (France, Allemagne, Pays-Bas, Suisse, Hongrie, Grèce, mais aussi à Chypre, en Turquie, en Israël, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Il a été importé en France en 1601 par Jean Robin qui reçut des graines de son ami John Tradescant the elder, 1570-1638, naturaliste anglais en relation avec la Virginia Company (Compagnie de Virginie). C'est un arbre de basse altitude (au-dessous de 700 m) qui s'est naturalisé dans l'ouest de l'Europe, ne dépassant pas les Pays-Bas au nord, ainsi que dans les zones tempérées des autres continents. Il a été largement planté pour stabiliser les terrains sablonneux ou rocailleux et pour son bois.

C'est un arbre pionnier, se cantonnant aux terrains dégradés qu'il enrichit, en fixant l'azote par ses racine, étant une légumineuse.


Utilisations

Très dur, et imputrescible, ne nécessitant pas de traitement, pouvant remplacer les bois exotiques, il est considéré comme l'essence du développement durable. Son bois jaune dur imputrescible est recherché pour la fabrications de piquets de vigne ou de clôture, parfois remplacé par le châtaignier dans les régions où il manque. Grâce à sa croissance rapide, ces utilisations assurent un débouché rémunérateur aux plantations d'acacia conduites en taillis. Facile à travailler, il était aussi utilisé en charronnerie. Ses fleurs odorantes trouvent un débouché en parfumerie et sont à la source de l'un des miels de printemps les plus réputés -le miel d'acacia- un miel liquide à la belle couleur d'ambre clair. Au mois de juin, les grappes de fleurs, trempées dans de la pâte à beignets puis frites, sont une friandise délicatement parfumée.

Les feuilles fraîches fournissent un fourrage intéressant les années de sècheresse.

L'arbre est utilisé pour « végétaliser » les sols inertes, grâce à sa résistance au froid et à la sècheresse, et à son pouvoir de fixation de l'azote atmosphérique (propriété commune à toutes les Fabacées).

Il est également utilisé comme arbre d'ornement. Il existe de nombreuse variétés horticoles, à feuillage jaune, à feuilles monophylles, sans épines, ou bien à port pleureur. D'autres espèces du genre Robinia sont également plantées à cet effet, notamment R. hispida, R. viscosa, toutes deux à fleurs roses.


Phytothérapie

L'arbre régule le taux de certains anticorps.

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# Posté le vendredi 29 juin 2007 05:22

Le noisetier

Le noisetier
Les noisetiers (anciennement appelés "Coudriers") constituent un genre d'arbres et d'arbustes de la famille des Bétulacées (sous-famille des Coryloïdées) des régions tempérées de l'hémisphère nord. Le genre Corylus (qui signifie "Casque" en latin en référence à la forme de ses bractées) compte 11 d'espèces.

Principales espèces

Corylus maxima
Noisetier à feuille pourpre, C. maxima purpurea avec son feuillage pourpre intense et son port arrondi et large.
Noisetier franc, origine pourtour méditerranéen.
Noisetier de Lombardie.
Corylus colurna - Noisetier de Byzance, peut atteindre jusqu'a 35 m de haut, adapté au sols secs et calcaire.
Corylus chinensis – Noisetier de Chine, Noisetier de Chine, grand arbre de 35 à 40 m de haut.
Corylus americana – Noisetier d'Amérique
Corylus avellana – Noisetier, Noisetier commun
Corylus cornuta – Noisetier à long bec
Corylus ferox
Corylus heterophylla – Noisetier du Japon
Corylus jacquemontii
Corylus sieboldiana – Noisetier de Mandchourie
Corylus tibetica

Homonymes

D'autre espèces peuvent porter le nom de noisetier sans en être, par exemple le noisetier des sorcières.


Histoire

Le coudrier a toujours été source d'histoires magiques. Il était utilisé pour des incantations par les druides. Il a aussi été utilisé par les sourciers et les chercheurs d'or.


Utilisation

Vannerie


Symbole

Le noisetier est symbole de sagesse et de justice. Les Anciens lui attribuaient de nombreux pouvoirs magiques, dont celui de conférer la fertilité. Toujours d'usage de nos jours, la coutume d'utiliser une branche de noisetier taillée en fourche pour détecter l'eau souterraine remonte à l'époque des Celtes.


Vertus médicales

Les écorces et les feuilles ont des propriétés astringentes et antidiarrhéiques. L'huile sert de vermifuge chez les enfants.

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# Posté le vendredi 29 juin 2007 05:20

Le frêne à fleurs

Le frêne à fleurs
Le frêne à fleurs (Fraxinus ornus ), encore appelé orne ou ornier, est un arbre de la famille des Oléacées.

Autres noms communs : Frêne à manne, orne à manne, frêne orne, orne d'Europe.

Caractéristiques [

organes reproducteurs:
Type d'inflorescence: racème de racèmes
Répartition des sexes: hermaphrodite
Type de pollinisation: anémogame
Période de floraison: mai
graine:
Type de fruit: samare
Mode de dissémination: anémochore
Habitat et répartition:
Habitat type: bois caducifoliés médioeuropéens, basophiles, orientaux
Aire de répartition: orophyte supraméditerranéen central
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# Posté le vendredi 29 juin 2007 05:18

Le frêne élevé ou frêne commun

Le frêne élevé ou frêne commun
Le frêne élevé ou frêne commun (Fraxinus excelsior) est un grand arbre commun des forêts d'Europe à bois clair dur et élastique de la famille des Oléacées.



Noms communs

Grand frêne, frêne à feuilles aiguës, quinquina d'Europe, langue d'oiseau ;
en : ash tree, de : Esche ; es : fresno, it : frassino.


Description

Aspect généralGrand arbre, jusqu'à 40 m et 1 m de diamètre, à tronc droit à écorce lisse et grisâtre, se crevassant avec l'âge. Feuilles opposées, composées pennées portant 7 à 15 folioles dentées, couleur vert foncé. (Il existe une variété 'Monophylla' à feuilles entières ou, parfois, à 3 folioles seulement). Bourgeons terminaux assez gros, de forme pyramidale, glabres, d'un noir velouté. Fleurs nues (sans enveloppes), insignifiantes, de couleur tirant sur le rouge, elles comportent seulement deux étamines ou un stigmate bifide. Inflorescence en panicule. Sexes séparés généralement (plante dioïque) mais on trouve des individus hermaphrodites. Floraison en avril-mai dans l'hémisphère nord. Fruits : samares aplaties, indéhiscentes, munies d'une aile membraneuse allongée. Bois : assez dur, tenace, élastique, couleur blanc nacré, sans aubier distinct.



Caractéristiques

organes reproducteurs:
Type d'inflorescence: racème de racèmes
répartition des sexes: hermaphrodite
Type de pollinisation: anémogame
Période de floraison: avril à mai
graine:
Type de fruit: samare
Mode de dissémination: anémochore
Habitat et répartition:
Habitat type: bois caducifoliés médioeuropéens
Aire de répartition: européen, Europe et Asie occidentale (Iran, Caucase, Russie), à l'état disséminé, pas de peuplements denses. Présent en montagne jusqu'à 1500 m. Peu fréquent en zone méditerranéenne.
données d'après: Julve, Ph., 1998 ff. - Baseflor. Index botanique, écologique et chorologique de la flore de France. Version : 23 avril 2004.

Biologie

Essence de lumière, à croissance rapide. Très résistant au froid, mais craint les gelées tardives qui peuvent tuer le bourgeon terminal.

En forêt se trouve en mélange, spécialement avec le chêne pédonculé. Préfère les terrains frais, en fond de vallées. Il existe des forêts en peuplement pur, notamment en Belgique dans le Condroz.

La pollinisation est anémophile (par le vent). La production de pollen abondante peut-être une cause d'allergie.


Utilisations

Son bois est recherché pour certains usages en raison de sa résistance à la flexion et aux chocs : manches d'outils, outils en bois (râteaux), cannes et bâtons (de hockey notamment), charronnage, carrosserie... les meilleurs exemplaires fournissent un bois de déroulage utilisé en placage. À défaut, c'est un excellent bois de chauffage.

Le feuillage peut servir à la nourriture des animaux de ferme.

Les feuilles sont inscrites à la pharmacopée française. En médecine populaire, elles sont réputées diurétiques et laxatives (en tisane), et antirhumatismales. Elles servent à préparer une boisson fermentée rafraîchissante, la frenette, ou frênée. L'écorce aurait une action tonique et fébrifuge. Ses bourgeons "feuille" sont utilisés en gemmothérapie.

Arbre d'alignement. Le frêne est aussi un arbre d'ornement, avec de nombreuses variétés, à feuillage panaché, à rameaux jaunes, à port pleureur ou fastigié, naine...

Le frêne est très utilisé comme essence de reboisement à utiliser dans les meilleurs sols, riches, profonds et frais, les fonds de vallon notamment; il prospère bien en peuplement mélangé, en compagnie du merisier, de l'érable sycomore ou de l'érable plane.


Espèces voisines

Le genre Fraxinus comporte une soixantaine d'espèces, dont :

Fraxinus angustifolia, le frêne à feuilles étroites,
Fraxinus ornus, le frêne à fleurs ou ornier,
Fraxinus americana, le frêne blanc ou frêne d'Amérique,
Fraxinus pennsylvanica le frêne rouge de Pennsylvanie.

Le frêne dans la toponymie

En France, de nombreuses communes portent un nom qui se réfère au frêne :

dérivé du latin fraxinus : Fresnoy-le-Grand (Aisne), Fresnoy-le-Château (Aude), Le Fraysse (Tarn), Frayssinet (Lot), Fraissinet-de-Lozère...
dérivé de la racine germanique asch : Villeneuve d'Ascq, Eschbach, Acheville (Pas-de-Calais), etc.
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# Posté le vendredi 29 juin 2007 05:16