frêne du midi

frêne du midi
Le Frêne à feuilles étroites ou frêne du Midi (Fraxinus angustifolia) est un arbre de la famille des Oléacées.

Caractéristiques

organes reproducteurs :
Type d'inflorescence : racème de racèmes
répartition des sexes : hermaphrodite
Type de pollinisation : anémogame
Période de floraison : avril à mai
graine :
Type de fruit : samare
Mode de dissémination : anémochore
Habitat et répartition:
Habitat type et Aire de répartition: b(voir les sous-espèces)
données d'après : Julve, Ph., 1998 ff. - Baseflor. Index botanique, écologique et chorologique de la flore de France. Version : 23 avril 2004.


Sous-espèces

Fraxinus angustifolia Vahl subsp. angustifolia des bois caducifoliés médioeuropéens, hydrophiles, subméditerranéens, méditerranéen occidental.
Fraxinus angustifolia Vahl subsp. oxycarpa (Willd.) Franco & Rocha Afonso des bois caducifoliés médioeuropéens, hydrophiles, subméditerranéens, (eury)méditerranéen
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# Posté le vendredi 29 juin 2007 05:14

Le hêtre

Le hêtre
Le hêtre est un arbre à feuilles caduques, originaire d'Europe, de la famille des Fagacées qui comprend en outre le chêne et le châtaignier. Il fait partie des essences nobles sélectionnées par les forestiers. En association avec le chêne, il forme des futaies appelées « chênaie-hêtraie ».

Le hêtre a reçu, au cours des âges et selon les régions, de nombreuses dénominations dérivées de son nom latin fagus : faye, fau, faon, fayard, favinier, fouteau... On retrouve souvent ces noms dans celui des communes ou des lieux-dits, ainsi que dans les noms de famille. Le nom de hêtre vient du vieux germanique hester.

Répartition

Le hêtre fait partie en France des essences dominantes et constitue environ 10 % des forêts françaises. C'est un arbre de longévité moyenne de 150 à 200 ans allant exceptionnellement jusqu'à 300 ans. C'est un arbre de plaine et de basse montagne (jusqu'à 1500 m). On le trouve en abondance en Bretagne, Normandie (Lyons-la-Forêt) et Picardie (particulièrement en Forêt de Crécy, dont il forme l'essence noble). Il recouvre collines et basses montagnes en Lorraine, Bourgogne et Franche-Comté. Il est rare en Méditerranée (uniquement en montagne) et absent ou presque du Bassin aquitain, de la Champagne et de la Sologne. Les plus belles hêtraies d'Europe sont la forêt de Soignes, poumon vert de Bruxelles, et, au Pays Basque, la forêt d'Iraty, qui est la plus grande hêtraie d'Europe.

Son aspect varie selon le traitement forestier. En futaie, il peut avoir un grand tronc très dégagé avec un houppier étroit et des branches dressées, tandis qu'isolé, son tronc est très court avec un houppier large et haut, aux branches étalées.

Le hêtre fructifie à partir de 60 ou 80 ans. Cette fructification qui a lieu tous les ans, est très abondante sur tout le massif forestier l'année suivant un été chaud, ensoleillé et sec, mais jamais deux années de suite. Son fruit, la faîne, est très apprécié des rongeurs mais aussi, autrefois, des enfants. C'était un aliment de disette, utilisée aussi pour la nourriture des porcs. Légèrement toxique si elle est consommée en grande quantité, la faîne n'en était pas moins pressée au siècle dernier en Angleterre pour obtenir une huile qui entrait dans les préparations culinaires... et comme huile lampante.


Description

En futaie, les individus typiques ont un tronc droit à l'écorce lisse gris-clair, les cimes sont imposantes et très ramifiées. Le bord des feuilles comporte des poils.


Habitat et exigences

Climat de températures variées avec une constante d'humidité. Peu exigeant sur les sols à condition qu'ils soient bien drainés. On le trouve en montagne jusqu'à 1500 m.

Les sous-bois de hêtraie sont très sombres et très peu d'espèces végétales sont capables de survivre dans ce milieu où le soleil perce à grand peine. Le hêtre dans ses premières années a besoin d'ombre ; les jeunes sujets redoutent par-dessus tout un ensoleillement excessif. En forêt, dans une « coupe blanche », il germe et meurt de dessèchement. Sous les chênes au feuillage clairsemé, il croît très vite et les dépasse. Il les recouvre de son feuillage dense et les fait mourir par manque de lumière. Heureusement, sur le plan commercial, le chêne est très nettement supérieur au hêtre et les forestiers en assurent la survie en détruisant les jeunes fayards d'un coup de serpe à 10 cm du sol (ce qui donne un magnifique départ de bonsaï par la suite).

L'enracinement est puissant et peu profond (voire superficiel) et de grosses racines se répartissent dans toutes les directions.

Peu difficile quant à la nature du sol, le hêtre a pour exigences majeures : une atmosphère humide (des précipitations bien réparties tout au long de l'année ou des brouillards fréquents) et un sol bien drainé : il ne résiste pas à l'excès d'eau. Il préfère les sols peu fertiles, calcaires ou légèrement acides. Ainsi, le trouve-t-on plus volontiers à flanc de coteaux qu'au fond d'une cuvette argileuse. S'il est bien résistant aux froids rigoureux de l'hiver, le hêtre est particulièrement sensible aux gelées de printemps. Le rôle des mycorhizes dans la croissance du hêtre est considérable. Sans mycorhize, le hêtre ne pourrait vivre ni se développer normalement. Ce rôle est complexe et peut être ainsi schématisé : protection chimique et mécanique des racines contre les bactéries, élaboration de substances de croissance, amélioration dans d'alimentation en éléments minéraux et en eau de l'arbre. C'est la raison pour laquelle il est toujours conseillé lors d'un prélèvement ou d'un rempotage de conserver et réintégrer une part du substrat d'origine pour faciliter la reconstitution de cette flore mycorhizienne. Les partenaires fongiques du hêtre sont : les bolets, les lactaires, les amanites, les girolles, les cortinaires et les hebelomes.


Phénologie

Le débourrement des bourgeons a lieu tardivement. Entre autres signes et indices biologiques ou chimiques, le hêtre reconnaît le moment propice à l'éclosion à la durée journalière d'ensoleillement. C'est pour cette raison que le débourrement du hêtre a lieu chaque année fin avril, début mai avec une remarquable précision (à peu de jours près), pourtant plus précoce dans le nord qu'au sud, à 600 m .

Chaque bourgeon contient depuis sa formation au cours de l'été précédent, la totalité des feuilles qui composeront le rameau (entre 3 et 11). Comme chez de nombreux feuillus, le bourgeon terminal émet au printemps une hormone inhibitrice qui freine le développement des bourgeons adventifs. Cette tendance, très forte au début de leur existence, s'affaiblit chez les vieux sujets.

Ce n'est qu'après le débourrement que la croissance des racines commence : il apparaît d'abord de très fines racines (de diamètre inférieur à 0,5 mm) puis après la vague d'allongement aérien, des racines moins fines croissent de façon rythmique.


Croissance : conseils pour la culture du hêtre en bonsaï

Le hêtre investit beaucoup en été et automne pour le printemps suivant. Ses conditions de vie estivales déterminent directement le nombre de feuilles incluses dans les bourgeons. En automne, le hêtre fait les réserves que le printemps viendra lui soutirer. On comprend aisément qu'en jouant sur la vigueur de l'arbre à la belle saison, on peut guider son évolution de l'année suivante. Pour augmenter le nombre de bourgeons et donc favoriser la ramification, il faut encourager le développement de nombreuses feuilles. Pour cela, il faudra un arrosage abondant en été et un apport d'engrais azoté fin août, début septembre. Le dernier fumage de la saison, fin septembre début octobre, préparera l'hiver (phosphore). Dans de bonne conditions, un bourgeon peut avoir jusqu'à 10 feuilles. Au printemps on veillera à modérer l'arrosage de manière à éviter l'allongement des rameaux et donc la longueur des entre-n½uds. Dans la même optique, le premier engrais de la saison devra être administré au plus tôt fin mai.


Utilisation du bois

Le bois du hêtre est très utilisé dans la fabrication de nombreux objets et ustensiles. Son grain fin et court en fait un bois facile à travailler notamment en petite menuiserie. Des chaises aux avirons en passant par les escaliers, le hêtre sait tout faire à condition qu'il n'y ait pas de longue portée (charpente) et qu'on ne le laisse pas dehors. En effet, le bois de hêtre pourrit facilement s'il n'est pas protégé par de la créosote, un goudron à base de distillat de sa propre écorce (comme pour les traverses de chemin de fer). C'est le meilleur bois de feuillu connu pour la pâte à papier, et il est actuellement abondamment exploité pour cet usage. C'est aussi un excellent bois de chauffage. Ce sont les bois d'éclaircie, de moins bonne qualité qui sont destinés à ces deux derniers usages.

Les quilles utilisées pour le jeu de quilles de neuf sont en bois de hêtre.

Facile à imprégner et à colorer (mis à part le c½ur rouge), à enduire et à coller. Le bois est plus facile à usiner une fois étuvé mais cela augmente sa tendance à se gondoler et à se fissurer et provoque une couleur chair. Sciage parfois difficile : risques de fentes. Finition excellente. Le hêtre est un des bois les plus résistants. Il est donc très employé dans le siège de style. Il offre actuellement le meilleur rapport résistance/facilité de traitement. Bonne résistance à la compression. Un peu raide en flexion. Peu fissile et peu résilient.


Propriétés

Dureté : dur, mi-lourd.
Densité : 0,70 kg/dm³ environ.
Rétractabilité : retrait total élevé (surtout pour les bois de montagne). Nerveux.
Stabilité : faible à modérée. A tendance à se fissurer et à se gondoler.
Sensibilité aux insectes : assez résistant. Sensible au puceron lanigère.
Sensibilité aux champignons : très forte.
Résistance aux intempéries : très faible.

Histoire du hêtre

L'étude de l'ADN de restes fossiles d'arbres confirme que depuis le Néolithique - malgré plusieurs dizaines de milliers d'années de perturbations par l'homme – les hêtres de nos forêts doivent l'essentiel de leurs gènes à des ancêtres qui ne sont pas remontés du sud européen, ce qui a permis de conserver une biodiversité plus importante. Les hêtres des paysages de l'Europe moyenne reflètent encore les recolonisations forestières de la première moitié du postglaciaire.

Le hêtre, qui a besoin d'une certaine fraîcheur, serait, selon Jean-Luc Dupouey, de l'Inra Nancy, menacé par le réchauffement global[1]. Toutefois, observe le même Jean-Luc Dupouey, « En Lorraine, nous constatons que les hêtres grandissent de 45 centimètres par an, contre 30 centimètres autrefois. C'est dû au réchauffement, mais aussi à l'augmentation du CO2 »[2].


Symbolique

Symbole de sagesse, il est l'un des quatre piliers (avec le chêne, le bouleau et l'olivier) de l'année solaire chez les anciens Celtes. Rien ne remplace la puissance calorifique de son bois.


Vertus médicales

Les faînes contiennent 40% de matières grasses. On les fait bouillir comme des châtaignes ou on les broie pour en faire un beurre aux propriétés vermifuges ou parasiticides.


Les variétés de Fagus sylvatica

Variétés naturelles

Le hêtre pourpre, Fagus sylvatica purpurea, fut découvert en Thuringe, vers 1680. On le trouve naturellement dans l'est de la France, en Suisse et en Bavière.
le hêtre tortillard (Fagus sylvatica L., var. tortuosa Pépin), une forme à troncs et branches contournés. C'est un mutant apparu naturellement. Le site le plus connu en France est celui des « faux de Verzy », dans la montagne de Reims. On en connaît aussi en Auvergne, en Bretagne et en Lorraine (forêt de Rémilly où on en dénomme un « Joli Fou »), ainsi qu'en Allemagne (Suentelbuchen), au Danemark (Vrange bøge) et en Suède (Vresboken). Son nom anglais est « Dwarf Beech »

Variétés horticoles

Fagus sylvatica compte une quarantaine de variétés ornementales issues des sélections des horticulteurs.

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# Posté le vendredi 29 juin 2007 05:12

Le noyer

Le noyer
Le noyer (Juglans) est un genre de plantes appartenant à la famille des Juglandacées, originaire des régions tempérées et chaudes principalement de l'hémisphère nord (Eurasie, Amérique du Nord).


Caractères généraux

Les Juglans sont des arbres de grande tailles, à feuilles caduques, alternes, imparipennées. Ce sont des plantes monoïques à sexes séparés, à pollinisation anémophile.

Les fleurs petites verdâtres sont unisexuées. Les fleurs mâles (staminées) sont groupées en épis ou chatons allongés, elles comptent jusqu'à 36 étamines. Les fleurs femelles (pistillées) sont réunies par groupes de 2 à 4, elles ont un stigmate bilobé.

Les fruits sont généralement des drupes indéhiscentes, à endocarpe sclérifié, contenant une seule graine à cotylédons développés et riches en matière grasse.


Distribution

Ce genre est répandu principalement dans les régions tempérées et subtropicales d'Eurasie et d'Amérique, essentiellement dans l'hémisphère nord. Il est totalement absent, sauf introduction par l'homme, d'Afrique et d'Australie.

La plupart des espèces sont originaires d'Amérique du Nord. Une seule est spontanée en Europe : Juglans regia, le noyer commun.


Principales espèces

Juglans ailantifolia Carrière, Noyer du Japon
Juglans australis Griseb.,
Juglans boliviana (C. DC.) Dode, Noyer de Bolivie
Juglans californica S. Watson, Noyer de Californie
Juglans cinerea L., Noyer cendré
Juglans guatemalensis W. E. Manning,
Juglans hindsii Jeps. ex R. E. Sm., Noyer de Hind
Juglans hirsuta W. E. Manning,
Juglans hopeiensis Hu,
Juglans jamaicensis C. DC., Noyer des Antilles
Juglans major (Torr.) A. Heller,
Juglans mandshurica Maxim., Noyer de Mandchourie
Juglans microcarpa Berland., Noyer du Texas
Juglans mollis Engelm.,
Juglans neotropica Diels, Noyer des Andes
Juglans nigra L., Noyer noir ou Noyer d'Amérique
Juglans olanchana Standl. & L. O. Williams ,
Juglans pyriformis Liebm.,
Juglans regia L., Noyer commun ou Noyer royal
Juglans sigillata Dode,
Juglans soratensis W. E. Manning,
Juglans ×intermedia (C. DC.) Carrière, (hybride Juglans nigra x Juglans regia).

Divers

Le noyer empêche la croissance de plantes qui poussent dans son voisinage : la pluie emporte avec elle un composé, la "juglone", secrété par le noyer qui s'oxyde une fois au sol. Cette substance, présente dans les feuilles et l'écorce, inhibe la germination des graines et perturbe la croissance des autres plantes.


Importance économique

Plusieurs espèces sont cultivées pour leurs fruits, les noix, en particulier le noyer commun, dont les noix assez grosses ont une coque mince, et le noyer noir originaire d'Amérique du Nord, bien que les noix de ce dernier aient un goût moins apprécié et soient plus difficiles à extraire de leur coque très épaisse.

Certaines sont cultivées aussi pour leur bois, c'est surtout le noyer commun qui est traditionnellement recherché pour cet usage, tant en ébénisterie que pour la fabrication d'objets divers, dont les crosses de fusil. Le bois du noyer noir, dense et lourd, est également très apprécié bien que d'une couleur plus sombre.

Le noyer hybride, issu du croisement (à l'origine naturel) entre le noyer commun et le noyer noir, est utilisé pour la production de bois car il est de croissance très rapide. Plusieurs variétés hybrides sont testées en agroforesterie. Diverses variétés sont aussi recherchées comme arbres d'ornement.

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# Posté le vendredi 29 juin 2007 05:09

Le saule des vanniers

Le saule des vanniers
Le saule des vanniers, ou osier vert (Salix viminalis), est un saule d'une hauteur de 3 à 6 m. Il tire son nom de l'utilisation de ses rameaux souples en vannerie sous le nom d'osier. D'autres variétés de saule sont également utilisées en vannerie, comme le saule pourpre.


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# Posté le vendredi 29 juin 2007 05:07

Le saule herbacé

Le saule herbacé
Le saule herbacé ou saule nain (Salix herbacea) est un saule des régions arctiques et montagnardes des écozones paléarctique et néarctique. Cette espèce d'arbre est caractérisée par une très petite taille qui ne dépasse pas 15 centimètres de hauteur.


Caractéristiques

Le saule herbacé a une hauteur généralement comprise entre 0,5 et 5 centimètres et ne dépassant pas 15 centimètres. Il s'agit néanmoins d'un arbre car l'espèce produit du xylème. Ses feuilles mesurent jusqu'à 2,1 centimètres de longueur et l'espèce émet des rhizomes.


Répartition

Le saule herbacé est présent dans les zones froides (arctique et montagnes) des écozones paléarctique et néarctique. Il peut être rencontré dans l'arctique canadien et jusqu'à l'extrême nord-est des États-Unis, sur les côtes du Groenland, en Islande, à Jan Mayen, au Svalbard, dans l'ouest de la Sibérie et dans le nord de la Russie européenne, dans la péninsule Scandinave, aux îles Féroé, dans les îles Britanniques, dans la plaine d'Europe du Nord et dans les montagnes d'Europe (Pyrénées, Alpes, Carpates, Balkans, Tatras et Sudètes).
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# Posté le vendredi 29 juin 2007 05:05